Le jugement dernier par Fra Angelico (1425). Couvent San Marco à Florence.
Le jugement dernier par Fra Angelico (1425). Couvent San Marco à Florence.

Faire du droit en racontant des histoires qui explorent toutes les variétés du conte juridique, la fable historique et la fiction animalière, le récit de science-fiction et le reportage réaliste, la spéculation onirique [1] et la nouvelle fantastique, le conte philosophique, la dystopie [2] et même la fantaisie théologique, tel est le parti du juriste philosophe belge, François OST, dans son ouvrage à la fois brillant et surprenant : « Si le Droit m’était conté » [3].

Membre de l’Académie royale de Belgique, fondateur de l’Académie européenne de théorie du droit, professeur émérite de l’Université Saint Louis de Bruxelles, l’auteur participe également aux enseignements de notre École Nationale de la Magistrature de Bordeaux.

Les huit récits de son ouvrage de 213 pages, font réfléchir à la norme juridique en posant d’étranges questions. Si le premier d’entre eux ne manque pas d’étonner : « faut-il du droit dans l’arche de Noë ? », le huitième retient particulièrement notre attention dans la mesure où il remet en lumière saint Yves de Tréguier [4] et lui fait jouer un rôle fondamental dans un « Tribunal céleste ». De quoi s’agit-il ?

Selon l’auteur, toute l’affaire a commencé par une Résolution de l’Association Internationale des juristes Catholiques, pour que soit entamée une procédure d’examen du caractère de procès équitable du jugement dernier, et, par la même occasion, de la nature des garanties offertes aux justiciables.

Assurément, aucun juriste chrétien ne peut rester indifférent à ce genre littéraire à la fois original et subtil ; c’est pourquoi la recension de ce débat judiciaire exceptionnel (I) revêt un intérêt substantiel, en tout cas, il invite à la réflexion, voire à la discussion (II).

Par François Christian Semur
Préface de Monseigneur Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier et de Maître Christian Charrière-Bournazel, avocat au Barreau de Paris, ancien secrétaire de la Conférence, ancien Bâtonnier de l’Ordre, ancien Président du Conseil National des Barreaux
Éditions Hugues de Chivré, 368 p., 40 €

Sous la direction de Monsieur Luc Guéraud, Professeur à l’Université Rennes 2. Suffragant : Monsieur Jérôme Beaumon, Rennes 2 (Docteur en Histoire)

Ce mémoire de Master 2 Recherche, mention Histoire du droit et des institutions a été soutenu le 20 juin 2019 à Rennes.

Dans l’introduction l’auteur évoque la violence, la justice et la résolution des conflits au Moyen-âge central en décrivant l’exemple de François Villon. Il est rappelé l’intérêt récent des médiévistes pour la justice et la résolution des conflits, déjà étudiés en Anjou, en Gascogne, mais aussi en Italie, en Irlande et en Hongrie. L’étude va alors porter sur la situation de la Bretagne du XIe au XIIIe siècle.

Le matériau servant à l’étude est le cartulaire recueil de copie des titres relatifs aux biens d’une personne, à ses droits et les documents concernant son histoire ou son administration… (p. 12).

La foi de mes pères
Ce qui restera de la chrétienté bretonne
Pierre-Yves Le Priol
Salvator 2018
258 p., 20 €

Passeurs et tabellions
Contribution à l’histoire du notariat médiéval breton
Thomas Delannoy.
2018

Sous la direction de Monsieur Frédéric Martin, professeur d’Histoire du Droit à l’Université de Nantes et sous la direction de Monsieur Thierry Hamon, Maître de Conférence en Histoire du Droit à l’université de Rennes.

Couverture du livre « Défends ma cause »Ouvrage rafraichissant, offert aux avocats pour la saint Yves 2018. Il est vrai que l’auteur, revêtu de la robe, pélerinait derrière le chef de Saint Yves, au Pardon du dimanche 20 mai 2018.
D’emblée l’ouvrage frappe par l’épaisseur intellectuelle et spirituelle de la préface. Le préfacier a lui-même une expérience des prétoires acquise de façon insolite. Après l’École Nationale d’administration (…)