Revue de presse

Le Télégramme - 28 janvier 2013

samedi 23 février 2013
  par  Fonds St-Yves
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Le pardon de Saint-Yves, à Tréguier, est internationalement reconnu. Le diocèse veut aller plus loin. En créant un fonds, il souhaite réactualiser et faire vivre pleinement l’héritage spirituel, juridique et caritatif du saint patron des avocats.

Ce fonds était initialement intégré à un vaste projet de réhabilitation et de mise en valeur du monastère des Augustines, à Tréguier. La réflexion avait été lancée par le curé Philippe Roche et Mgr Fruchaud, suite au départ de la communauté de Tressaint, en 2007. Mais, au vu de la situation économique, dès son arrivée à l’automne 2010, Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, avait souhaité dissocier, dans un premier temps, la restauration du monastère et la création d’une Fondation.

Pour Mgr Denis Moutel (au centre), « il ne s’agit pas de se substituer à l’aide juridictionnelle ni à l’action des associations ».
Photo Hervé Queillé

 Faire vivre l’héritage

Cette approche pragmatique conduit, aujourd’hui, à la mise en route de ce fonds. Formellement plus souple qu’une fondation, il va permettre rapidement d’engager, de soutenir et « de conduire toute activité d’intérêt général visant à diffuser et faire vivre l’héritage universel légué par Yves Hélori de Kermartin, prêtre, juge, avocat et ami des pauvres ». La promotion de toute activité ayant pour objectif de concourir à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine de Tréguier et du Trégor figure également dans ses missions.

 Aider les justiciables

Cette « contribution au rayonnement de la figure de saint Yves dans le domaine du droit et de la justice » va se traduire par diverses actions. Dans le souci d’une approche « plus humaine de la justice », l’Église, via ce fonds, souhaite ainsi réfléchir avec les professionnels sur la façon d’apporter une aide aux justiciables en difficulté. Une rencontre avec les juristes des associations de soutien aux personnes les plus défavorisées est, d’ores et déjà, programmée pour l’automne. « Il ne s’agit pas de se substituer à l’aide juridictionnelle ni à l’action des associations » souligne Mgr Moutel, « mais on va essayer de trouver notre créneau, dans des zones d’ombres où on pourrait agir ».

 Appel aux donateurs

Une réflexion sur la conciliation, la médiation ou les procédures d’arbitrage et autres modes alternatifs de justice sera ainsi engagée, notamment au travers d’entretiens, publications ou colloques. Ce qui n’exclura pas des aides aux étudiants et chercheurs s’intéressant à ces questions, ni l’aide à l’enseignement du droit dans des diocèses d’Afrique, notamment du Bénin. C’est donc bien l’esprit de saint Yves qui va éclairer ce fonds. À la condition, toutefois, que les donateurs, qu’ils soient particuliers ou responsables d’entreprise, répondent à l’appel.

Pratique http://fonds-saintyves.fr/

Hervé Queillé


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