Patrimoine

Les représentations de saint Yves en Côtes d’Armor et Finistère

jeudi 27 novembre 2014
  par  Claude Berger
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Article paru dans la revue Armorik Lettres Arts Traditions, n°1 de mai 2003, publié avec l’autorisation de l’auteur.

Les premières représentations d’Yves Hélory de Kermartin, celles du 14e siècle, ont pratiquement toutes disparu. De nos jours, il faut attendre la fin du 15e siècle, et surtout le début du 16e, pour en retrouver d’autres.
Toutefois, les actes du procès de canonisation de 1330, tirés des « Monuments originaux de la vie de saint Yves » , publiés pour la première fois en 1887 par Arthur Le Moyne de la Borderie, nous indiquent la façon dont le saint s’habillait.
Vêtu d’une mauvaise robe ou cotte, c’est pour donner aux pauvres qu’il abandonne ses riches habits couverts de la fourrure distinctive de l’official : juge ecclésiastique.
Quant aux pauvres vêtements que parfois il faisait confectionner, le jour où on les lui portait ne finissait pas avant qu’un malheureux ne se les voit offrir.
Ni luxe, ni élégance, mais simplicité et rusticité, voire pauvreté dans la mise d’Yves Hélory.

 Quel était donc l’habillement des prêtres à la fin du 13e siècle ?

La gravure d’Alain Bouchait, éditée en 1514, nous en rend compte.

Saint Yves, représenté au début du XVIe siècle, tenant un livre dans la main gauche
Reproduction de la gravure d’Alain Bouchard, édition de 1514.

Une longue robe à manches évasées : la cotte, portée sur des chausses : caleçon couvrant les pieds. Estiviers ou chaussures légères en cuir, lacées sur le dessus. Par-dessus la robe, mais plus court, surcot ou petite tunique à manches évasées. Chaperon à capuchon. Barrette ou petit bonnet plat de l’époque, couvrant la chevelure.
Les Chroniques du temps indiquent cependant que l’habit des ecclésiastiques ne différait pas de l’habit ordinaire de la classe moyenne. L’official revêtait par dessus l’épitoge, grand manteau flottant, de couleur perse,couleur bretonne s’il en est, puisqu’intermédiaire entre le bleu clair et le vert.
Il semble que ce fut le cas pour saint Yves dans les premières années de ses ministères
Mais des 1292, date de sa nomination comme recteur de Louannec, les témoins à son procès de canonisation indiquent que sa vêture change. L’évêque Geoffroy de Tournemine donne à ses prêtres deux « robes » par an : ensemble de l’habillement. Que fait saint Yves ? Il offre aux pauvres ces dotations et ne garde sur lui, à même la peau, qu’un cilice ou grosse et rude chemise d’étoupe. Par-dessus, il remet sa vieille cotte usagée où souvent la vermine foisonne. Il se coiffe d’un bonnet de gros « bureau » blanc, mais reste nu-tête le plus souvent.
Il veut se faire pauvre parmi les pauvres.

 Représentations de saint Yves

Dans l’ensemble, les représentations du saint reprendront ces thèmes, mais en les enrichissant au fil des siècles.
L’habit du prêtre se complétera du surplis blanc, du camail : chaperon sans capuchon, enfilé encore dessus pour les dignitaires ; dans le cas de l’official, rehaussé de bandes de fourrure (d’hermine ?), de la barrette à quatre cornes au 16e siècle et du rabat des abbés un peu plus tard.
Souvent l’official tient autour de son avant-bras gauche une sacoche contenant les rôles du procès et une bible ou un évangile, ou seulement un sac à procès. Ou bien encore il tient à la main un rouleau de parchemin, pièce du procès, pour bien indiquer sa fonction de juge.

Autres représentations, assez fréquentes : saint Yves rend la justice, debout ou assis entre deux plaideurs. L’un est Riche, l’autre est Pauvre.

Avec le temps, il est très intéressant de voir évoluer l’habit du riche. II suit l’époque de la réalisation de l’image. Le riche endosse des costumes Renaissance, Louis XIII, jusqu’à ceux du Directoire.
Par contre moins de changements dans l’habit du pauvre, du paysan breton, le plus souvent, cotte ou tunique brune, braies ou pantalon bouffant cornouaillais, chapeau rond bistre sans guides, parfois sabots aux pieds.
Lorsque saint Yves ne regarde pas devant lui, il tourne toujours la tête du côté du pauvre, tenant le plus grand cas de ce qu’il dit pour sa défense.
Lorsque les statues étaient permutables, l’inverse se produisait parfois !
Dans l’étude qui suit, nous nous bornerons à détailler les principales représentations de saint Yves encore en place aujourd’hui dans les Côtes d’Armor et le Finistère. Pratiquement aucune n’est antérieure au 16e siècle.

Toutefois mentionnons qu’il existe, en dehors de cette aire géographique, quelques représentations plus anciennes. Par exemple, une statue du 15e dans la cathédrale de Barcelone.

Statue de la chapelle St-Yves à Paris

Et parmi les représentations disparues, notons :

  • la dalle avec tête du saint en saillie datée de 1303, qui couvrait son premier tombeau dans la cathédrale de Tréguier,
  • le portrait figurant dans l’église de la Chapelle-Launay en Loire-Atlantique daté de 1327 (mentionné par le témoin 207 du procès de canonisation),
  • des statues dans la chapelle de St-Yves, rue St-Jacques à Paris, vers 1360,
  • le gisant du tombeau de saint Yves, élevé vers 1420 dans la cathédrale de Tréguier par le duc Jean V et mis en pièces par le bataillon d’Étampes lors de la Révolution Française, en 1794.

Commençons par les groupes où saint Yves est placé entre les plaideurs, situés dans les Côtes d’Armor et le Finistère.
Ils sont très nombreux. Dans le tableau qui suit nous ne mentionnons que ceux sculptés sur bois, et inscrits ou classés dans le mobilier historique. Ils sont conservés à l’intérieur d’édifices religieux.

 Groupes de statues en bois : saint Yves entre le Riche et le Pauvre

Voir le tableau

Groupes de statues en bois : saint Yves entre le Riche et le Pauvre, classées © et inscrites (I)

Tous ces groupes sont polychromes à l’exception de celui de la cathédrale de Tréguier, daté du 17e siècle. Il est en bois verni, marron foncé, de facture espagnole (?) acheté à la fin du ie siècle par un trécorois, marin d’Etat, puis donné à l’église-cathédrale. Saint Yves y est représenté assis sur une cathèdre.
14 sont du 16e siècle, 9 du 17e, 2 du 18e.
Au 16e siècle dans les Côtes d’Armor, saint Yves est représenté debout avec un grand manteau flottant semé d’hermines : épitoge de l’official. Au 18e, c’est le camail qui supporte les hermines.
Dans le Finistère, son épitoge est blanche et saint Yves tient un rouleau d’écrits à la main : droite au 16e siècle, gauche au 17. Notons que pour le groupe de Guimilliau, saint Yves regarde le riche, mais nous sommes en riche pays léonard !

 Quelques huiles sur toiles : saint Yves entre le Riche et le Pauvre

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Quelques huiles sur toile : saint Yves entre le Riche et le Pauvre

1612, Ploubezre, chapelle de Kerfons, huile sur toile dans le retable de l’autel de la chapelle latérale sud.

1674, Louannec, église Saint-Yves, dans le transept nord, tableau de Pigeon. Saint Yves est représenté entre des riches et des pauvres. Le Saint-Esprit l’inspire sous la forme d’une colombe. Yves est en robe noire fendue, blanche à l’intérieur, camail blanc et barette noire.

Vers 1800, Perros-Guirec, église Saint-Jacques. Tableau assez fruste peint sur bois, autrefois dans la chapelle de Kernivinen. Très intéressant à cause du vêtement du riche typiquement époque Directoire (27-10-1795 ; 19-11-1799) chaussures noires et rouges, cape rouge et grise, chapeau à grandes plumes multicolores. Le pauvre est doté de « bragou bras » gris foncé, d’une tunique blanche courte, d’un chaperon gris et d’un chapeau rond bleuté. Saint Yves est en prêtre 18e. Chaussures noires fines, robe noire, surplis blanc brodé, camail noir sur une étole rouge bistre, rabat noir bordé de blanc, barrette à quatre cornes. Mains écartées, il tient dans la main gauche une feuille de papier déroulée.

 Statues en bois, classées et inscrites

110 statues de bois polychrome figurent dans cet inventaire : 71 pour les Côtes d’Armor, 39 pour le Finistère.
Nous n’en décrirons que quelques unes.

Pour le 16e siècle :

Saint-Gilles-Pligeaux, statue de la fin du siècle, dans l’église Saint-Gilles. Le saint est d’une robe bleue, d’un surplis blanc, d’un camail bleu doublé de rouge, d’une barrette à quatre coins bleue. Une étole rouge, peut-être peinte postérieurement, complète l’habit sacerdotal. Un parchemin dans la main droite, un sac à livre rouge et or au bras gauche, indiquent sa fonction d’official.

Saint Yves recteur, statue du XVIIe siècle, appartrient à M. le curé archiprêtre de Tréguier

Loc-Eguiner-Ploudry, statue de la fin du siècle, dans l’église Saint-Eguiner. En habit de prêtre : soutane noire, surplis blanc à galon doré au bas, camail noir à galon doré, rabat noir bordé de blanc peut-être ajouté tardivement, barrette noire à quatre cornes.

Pour le 17e siècle :

Bégard, statue de la fin du siècle, dans la chapelle Sainte-Geneviève de Guénézan. Elle évoque le simple prêtre. Robe noire, surplis blanc brodé au bas, étole dorée, camail noir, rabat noir bordé de blanc, bonnet noir à quatre cornes et pompon, grandes mains ouvertes.

Locqueffret, aussi de la fin du siècle, dans l’église Sainte-Geneviève. Saint Yves est assis, vêtu d’une robe à larges plis, d’un surplis blanc, d’un camail foncé, coiffé du bonnet carré. Il tient le rôle du procès dans sa main droite.

Pour le 18e siècle :

Perros-Guirec, dans l’église Saint-Jacques, à droite de la nef. Le saint est en robe noire, petites chaussures noires fines, surplis blanc brodé dans le bas, étole rouge, camail noir bordé d’or, barrette noire à quatre cornes. Il écarte deux grandes mains pour accueillir les pauvres.

Landébaeron, petite statue à droite de la chaire de l’église Saint-Maudez. Saint Yves est vêtu d’une aube blanche, tête nue et porte au bras gauche un sac à livres, de couleur marron foncé.

Pour le 19e siècle :

Rédéné, église Saint-Pierre et Notre-Dame de Lorette. 155 cm de haut. Le saint est en soutane noire à boutons, surplis blanc, rabat noir bordé de blanc, coiffure noire tronconique, surmontée d’un pompon, telle qu’en portent les Jésuites au 18e siècle. Il tient à la main gauche, un sac à procès brun et sous ce bras le livre de la Connaissance, rouge à tranche dorée.

 Quelques statues en pierre représentant saint Yves

Voir le tableau

Quelques statues en pierre représentant saint Yves

Passons en revue, un certain nombre de ces représentations, dans l’ordre chronologique.
Selon le chanoine Jean-Marie Abgrall, la statue la plus ancienne se trouvait dans une niche extérieure de la façade ouest de la basilique Notre-Dame du Folgoët, achevée en 1460. Saint Yves est représenté comme sur la gravure d’Alain Bouchart. Il tient un rouleau d’écrits dans la main droite.

Vers 1510, chapelle Saint-Yves de Guipavas. Statue en kersantite, haute de 105 cm. Elle représente le saint vêtu d’une robe, de l’épitoge ancienne, d’un chaperon ou camail à capuchon, coiffé de la barrette plate. Il porte dans sa main droite un rouleau de parchemin. Cette sculpture a été retrouvée dans une ferme après la Révolution. La tête ornait le dessus du puits et le corps servait de margelle à l’entrée d’une soue. La main gauche a disparu.

1554, calvaire de Plongonven. Saint Yves entre le Pauvre et le Riche, face sud-ouest, registre inférieur. St Yves est en robe, épitoge, camail à chaperon. Il tient un écrit déroulé dans la main droite.

Vers 1560, chapelle de Kerfons en Ploubezre. L’aile ouest de la chapelle latérale sud, dédiée à saint Yves, présente à l’extérieur, une jolie statue du saint en kersantite, sous un dais Renaissance bretonne. Hauteur de la statue, environ 130 cm. Robe, épitoge courte, camail, bonnet plat, sac à procès sur le bras gauche.

Vers 1570, église Notre-Dame de Bodilis. Représentation en bas relief, sur kersantite, à droite du portail sud, sous le porche. Robe, manteau, bonnet plat, sac à procès au bras gauche, le saint est en train d’énumérer les attendus du procès, en appuyant l’index de la main gauche sur le pouce de la main droite.

Vers 1600, église Saint-Ergat de Pouldergat. Très belle statue en granite polychrome. Il porte une robe noire, recouverte d’une épitoge ouverte, bordée d’hermines. Camail noir bordé de rouge sur les épaules, barrette noire à quatre cornes, gansées de rouge. L’index de sa main droite repose sur la main gauche qui soutient le sac à livre.

1610, calvaire de Saint-Thégonnec. Sur le côté est, au croisillon inférieur de la grande croix, saint Yves est représenté au côté droit d’une Piéta, en robe, épitoge, camail et chaperon ; il tient le sac à livres au bras gauche, un document dans la main droite.

1635, calvaire en kersantite dans l’enclos de l’église Notre-Dame de Senven-Léhart. Saint-Yves se tient au sud-est du calvaire qui contient n statues dues à Roland Doré, architecte et sculpteur du roi. Le saint porte une robe, l’épitoge d’official, camail et barrette à quatre cornes. Au bras droit : sac à procès rectangulaire. Il est représenté argumentant, appuyant l’index de sa main droite sur le pouce de sa main gauche, pour marquer le premier point de sa démonstration.

1644, fontaine et calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette en Irvillac. Le saint est dos à dos avec saint Jean, en haut d’un des bras courbes dus à Roland Doré.

1650, calvaire de l’église Sainte-Marie-Madeleine de Dinéault. Devant le socle, une petite statue en kersantite représente saint Yves en robe, épitoge, camail à capuchon, tête nue, sac à procès au bras gauche.

1673, calvaire du Mézou en Tréglainus. Au pied du fût écoté, groupe de saint Yves entre Riche et Pauvre, granite local. Il est en épitoge, camail à capuchon, et enroule dans ses deux mains une feuille, pièce du procès qui se termine.

1900, calvaire-ossuaire de Kermoroc’h. Grande statue de Saint- Yves, en kersantite, au sud-ouest. Robe, épitoge, barrette à quatre cornes, le saint tient dans sa main gauche un rouleau de papier.

 Quelques vitraux relatifs à saint Yves

Voir le tableau.

Quelques vitraux relatifs à saint Yves

Ces représentations, fortement colorées, sont très instructives. Commençons par les plus anciennes.

Vers 1460, dans la chapelle Notre-Dame de Pitié en Boquého, est placé un vitrail montrant saint Yves en compagnie, entre autres, de saint Salomon et de sainte Barbe. Il n’en reste qu’un fragment. II semble que nous ayons là le souvenir des modèles de vertus, utilisés par saint Yves dans ses sermons.

Vitrail de Moncontour

1537, sur le vitrail droit du collatéral nord de l’église Notre-Dame et saint Mathurin de Moncontour, six tableaux nous relatent la vie du saint.
Saint Yves enfant servant la messe, puis étudiant.
Saint Yves rendant la justice pour l’hôtesse de Tours.
Saint Yves célébrant la messe, nimbé par le Saint- Esprit représenté sous la forme d’une colombe.
Saint Yves distribuant des aides aux pauvres.
Saint Yves soignant les malades.
Saint Yves sur son lit de mort.

1550, Tréméven, église Saint-Méen. Petit vitrail, hauteur 8o cm environ, représentant saint Jean-Baptiste et saint Yves. Ce dernier en robe noire, épitoge blanche semée d’hermines, camail bleu bordé de rouge, bonnet bleu, tient dans sa main gauche le sac à livres.

1556, Plonévez du Faou, chapelle Saint-Herbot. Verrière unique sur le thème des plaideurs. Maître verrier : Thomas Quéméneur. Saint Yves en cotte rouge, épitoge blanche, camail noir et barrette, tient dans la main gauche un livre : bible ou recueil de lois ?

1868 : église Sainte-Anne de Trégastel. Dans le transept nord, une vitre exécutée par Piriou verrier à Lannion, nous montre saint Yves seul. C’est un don de l’abbé Bouget. Le saint est habillé d’une robe bleue, d’un surplis blanc, d’un camail bleu et rouge, d’une étole jaune. Il porte la barrette à quatre cornes et tient son sac à procès dans la main gauche.

1920 : Bulat-Pestivien. L’église Notre-Dame est dotée, dans le transept nord, d’un vitrail à saint Yves, dû au maître verrier Laigneau. L’official porte une robe bleue, une épitoge rouge bordée de blanc, une barrette rouge à quatre cornes. Il tient dans la main gauche, une pièce du procès avec son sceau vert.

1938 : Louannec. La nouvelle église Saint-Yves élevée en 1898 est dotée de vitrages figuratifs très colorés, réalisés entre 1930 et 1938 par les maîtres verriers Bessac, Bonvin-Renaux et Champigneulle. 16 vitres sont dédiées à saint Yves et ses miracles.

Dans le transept nord, la grande vitre représente saint Yves prêchant devant l’ancienne église de Louannec, détruite en 1896.
Dans le bas côté nord, le premier vitrail relate le miracle de PontLosquet : des ouvriers coupent les planches du tablier du pont un demi- pied trop court ; le saint allonge celles-ci « à la longueur compétente ».
Ensuite : procession vers l’église de Louannec,
la confession d’une femme,
le miracle de la vache du pauvre.

À l’ouest, au centre de l’église : la mort de saint Yves entouré des paroissiens de Louannec,
À droite : saint Yves étudiant,
À gauche : saint Yves et sa maman, Azo du Quinquis.

Dans le bas côté sud, 4 vitraux :
Saint Yves éteint l’incendie d’une masure par un signe de croix,
Saint Yves prêche l’évangile de saint Jean,
Saint Yves sauve l’enfant du seigneur de Kerallain de la noyade, Saint Yves donne sa soutane à un pauvre.

Dans le transept sud, la grande vitre montre saint Yves accueillant les pauvres au manoir de Kermartin, sa maison paternelle. Parmi eux, un montreur d’ours des Carpathes.

Au chevet, 3 vitres :
Saint Yves visite et réconforte les malades et les mourants. Un très beau dessin au trait représente l’ancienne église.
Saint Yves et saint Emiion, patron de l’ancienne église.
Saint Yves soulage les âmes du Purgatoire.

Sur tous ces vitraux, saint Yves est représenté tête nue.

1954 : église Saint-Jacques de Perros-Guirec. La grande verrière du transept nord, édifié en 1951, est dotée d’un vitrail réalisé par le maître Hubert de Sainte-Marie de Quintin. Une représentation de saint Yves en occupe le milieu. Vêtu d’une robe grise et bleue, il porte l’épitoge de même couleur, doublée de rouge et or. Il est chaussé d’estiviers lacés sur le dessus et coiffé d’un chapeau plat bleu. Dans sa main gauche, un livre à couverture rouge.
Dans le haut de la vitre, à gauche du saint, est figuré son père devant le manoir de Kermartin ; à droite, sa mère devant l’église de MinihyTréguier.
Dans le milieu du vitrail, à gauche un homme riche, à droite un pauvre.
Dans le bas, trois groupes de pèlerins ou d’amis de saint Yves.

 Églises, chapelles et fontaines dédiées à saint Yves

Et pour terminer ce tour d’horizon sur les représentations de saint Yves, voici les listes des églises, chapelles, fontaines de l’ancien évêché de Tréguier dédiées à notre saint.

Églises du Trégor dédiées à saint Yves

Voir le tableau

Eglises du Trégor dédiées à saint Yves

Chapelles du Trégor dédiées à saint Yves

Voir le tableau

Chapelles du Trégor dédiées à saint Yves

Fontaines du Trégor dédiées à saint Yves

Voir le tableau

Fontaines du Trégor dédiées à saint Yves
Gisant de l’actuel tombeau de saint Yves : cathédrale de Tréguier

 Remerciements et bibliographie

Remerciements

Ce travail n’est que le recensement d’œuvres existantes, déjà cataloguées dans les divers services compétents de l’État ou de l’Église. Il faut toutefois citer Erwana l’Haridon, conservateur départemental des Antiquités et Objets d’Art des Côtes d’Armor et le chanoine Maurice Dilasser de l’évêché de Quimper, pour les informations aimablement fournies, ainsi que les coopérateurs et relecteurs de ce texte, qui souhaitent garder l’anonymat.

Bibliographies

  • Ropartz Sigismond, Histoire de saint Yves, patron des gens de justice, Prud’homme, St-Brieuc, 1856.
  • La Borderie Arthur Le Moyne de, Rétablissement du tombeau de st Yves. Notes pour les artistes bretons, Prud’homme, St-Brieuc, 1885.
  • Tempier Benoit Dauphin, Physionomie de saint Yves, son caractère, ses statues,
    Documents sur le tombeau de saint Yves, in Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, 1889.
  • France Abbé, Saint Yves : sa vie et son temps, Prud’homme, St-Brieuc, 1893. - -* Abgrall Jean-Marie, Chanoine, L’iconographie de saint Yves, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1900.
  • Aubert O. L, La vie de saint Yves, avocat des pauvres, Revue « Bretagne »
  • n°136, 1936.
  • Carrouges Michel, Saint Yves, Revue Fêtes et Saisons, n° 83, 1954.
  • Collectif, Le patrimoine des communes des Côtes-d’Armor, Flohic, Paris,1998.
  • Collectif, Le patrimoine des communes du Finistère, Flohic, Paris, 1998.
  • Guillout Jean-Marie, L’iconographie de saint Yves et la politique dynastique des Montfort à la fin du Moyen Age, Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, n°107,2000.

PS :

Un certain nombre de ces représentations sont sur le réseau social Pinterest.


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