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Être Témoin de saint Yves
Comment être Témoin de saint Yves ?

Chaque matin, au réveil, redisons cette prière qui est l’engagement 8 [1] de la Confrérie des Témoins de saint Yves. Sa piété mariale de saint Yves était bien connue, l’église qu’il a fondée à Minihy lui était dédiée. Comme lui je me confie à l’intercession de Marie, notre Mère, Mère de l’Église, en récitant souvent le chapelet et chaque jour cette prière du 3e siècle :

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu.
Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie.

Nous voilà au 3e dimanche de l’Avent, le dimanche Gaudete, premier mot latin de l’introït du troisième dimanche de l’Avent. Ce dimanche est comme une pause au milieu de l’Avent et comme une anticipation de la joie de Noël. Pour mieux le signifier, on peut utiliser des ornements roses, jouer de l’orgue et prévoir une décoration florale dans l’église. Il en est de même au quatrième dimanche de Carême.

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu… Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie…Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient. »
(Is 35)

« Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. »
(Jc 5)

« En ce temps-là, Jean le Baptiste… lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »
(Mt 11)

La vie de saint Yves est un livre ouvert sur lequel court la plume de l’Esprit Saint.

Yves circule sur les chemins, tête baissée, capuchon rabattu, parlant peu. Debout et incliné, on le sait en prière.

Mais n’imaginons pas que son aspect effraie, éloigne.

Deux mots reviennent dans la bouche des témoins : joie et humilité. Yves est d’un abord facile selon Derrien de Bouaysalio : c’est avec simplicité et douceur que dom Yves entrait en relations avec tout le monde, gens de rang élevé aussi bien que petites gens, qu’il les écoutait, qu’il leur parlait, prononçant toujours ses paroles avec gaîté et gentillesse.

Yves, en digne fils de saint François, rayonne de joie quand il rencontre ses frères et sœurs en humanité, reconnaissant le Christ en chacun. Beaucoup constatent cette joie malgré les « austérités et adversités » qu’il vit ou traverse. Jean de Kerhoz souligne : je l’ai toujours vu se déplacer avec un air gai et un visage joyeux comme Geoffroy de Saint Léan, recteur de La Roche-Derrien : il s’avançait avec un visage agréable et souriant », dame Typhaine de Pestivien parle de son « visage bienveillant et joyeux.

Cette joie est multipliée quand il croise des pauvres, Geoffroy de l’Ile insiste : « les pauvres, il les recevait avec joie » et Pierre de Lanmeur du diocèse de Dol, note qu’il était suivi d’une grande foule de pauvres parce qu’il leur donnait joyeusement tout ce qu’il avait.

Sa joie d’être aimé du Seigneur, sa joie de dire cet Amour à chacun se déploie près des malades. Guillaume de Trélévern le dit : il visitait les malades d’un cœur joyeux et souvent il les instruisait dans la foi du Christ.

Cette joie interroge notre prière : Puisons-nous dans la prière la joie d’être sauvé par la Passion du Christ ?

Est-ce notre joie de savoir que Jésus veut associer à ce salut toute l’humanité ?

Notre visage, notre attitude expriment-ils cette joie qu’aucun souci, contrariété ou souffrance ne peuvent arracher de notre cœur ?

Yves veut être serviteur de tous, le plus pauvre il l’aborde avec humilité, vivant la parole de Paul aux Philippiens (2,3) : ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Derrien de Bouaysalio note que « c’est avec simplicité et douceur que dom Yves entrait en relations avec tout le monde, gens de rang élevé aussi bien que petites gens, qu’il les écoutait, qu’il leur parlait, prononçant toujours ses paroles avec gaîté et gentillesse. »

Yves de Trégordel dit avec force : dom Yves surpassait en humilité tous les hommes que j’ai pu voir. C’était lui qui saluait les gens, il parlait à tout le monde avec une très grande humilité et un très grand respect.

Jean de Kerhoz, le compagnon de toute une vie, confirme : dom Yves fut un homme d’une grande humilité et d’une grande bonté. Cela je l’ai vu à tous ses actes extérieurs, à sa manière de parler, saluer, marcher, prier, de se comporter avec tous et principalement avec les pauvres.

Yves Rachael, prêtre de Tréguier, ajoute : quand il saluait ou qu’il parlait, il le faisait quel que fût celui à qui il s’adressait, avec beaucoup d’humilité et de respect, son visage était joyeux et affable.

Son humilité est le fruit d’une vie intérieure unie à Jésus, serviteur de tous, qui prend le linge pour laver les pieds de ses disciples. Encore un lien clair entre Yves et le Poverello d’Assise. Le père Cantalamessa déclarait en 2013 : François d’Assise dans la ligne de saint Paul insiste jusqu’à s’en émouvoir aux larmes sur l’humilité et la pauvreté de l’Incarnation.

Cela ne peut que nous interroger sur nos attitudes envers ceux que nous côtoyons, proches ou lointains, avons-nous cette attitude d’émerveillement humble et joyeux ? Les voyons-nous à Son Image ? Reconnaissons-nous le Christ en eux ?

Depuis sa conversion à Rennes à la lecture de la Parole de Dieu, une vraie joie empreinte de douceur habite Yves à chaque instant.

Me Alexandre Masseron, écrit dans saint Yves d’après les témoins de sa vie : Bible au bras, le chaperon rabattu, toujours à pied sur les routes du diocèse de Tréguier et des diocèses voisins, nous aurions tort d’imaginer qu’il a une physionomie austère et un abord rébarbatif. Disciple de saint François d’Assise, dont il chérissait tout particulièrement les fils, saint Yves était lui aussi un apôtre de la joie, de la joie parfaite au sens où l’entendait le Poverello.

Seigneur Jésus, Tu es la Lumière de nos vies, Tu nous rejoins dans le quotidien de notre chair. Sois La Lumière qui éclaire chaque moment, chaque acte, chaque décision de notre semaine. Que cette Lumière soit source de joie en nos vies, cette joie recueillie dans notre prière fidèle de chaque jour, pour que nous la rayonnions autour de nous avec humilité.

Chers amis et chers membres de la Confrérie des Témoins de saint Yves, nous vous souhaitons de vivre une belle 3e semaine de l’Avent dans la joie, guidés par la Lumière de Dieu.

Le Fonds Saint Yves

  • Vous pouvez relire l’article : Saint Yves sur « Notre histoire avec Marie » (Cotignac) :
    http://notrehistoireavecmarie.mariedenazareth.com/fr/esc/saint-yves-artisan-de-la-conciliation-et-devot-de-notre-dame/
  • Mercredi 27 novembre c’était la Fête de la Médaille Miraculeuse, redisons chaque jour par trois fois l’invocation apprise à sainte Catherine Labouré : Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous..
  • Re-portons notre médaille qui traîne peut-être au fond d’un tiroir car dit la Vierge Marie : Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces.