Succès des visites du Monastère Sainte-Marie Madeleine des Augustines de Tréguier

Le Monastère Sainte-Marie Madeleine des Augustines de Tréguier est construit à l’emplacement de l’Hôtel-Dieu ( l’hôpital ) de Tréguier dans lequel saint Yves venait soigner les malades et accompagner les mourants.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2021 des 18 et 19 septembre,  la découverte de ce lieu patrimonial marqué par la présence de saint Yves et par des siècles au service de ceux qu’au Moyen Âge on appelait les « Seigneurs malades »,  a été un vrai succès. Les 9 visites de 1 h 15 chacune guidées par Daniel Giacobi et Pierre Poncet ont rassemblé 125 personnes, c’est à dire le maximum possible.

Les visiteurs ont découvert avec intérêt la vie matérielle et spirituelle des sœurs Augustines à l’intérieur de la clôture. Le Monastère reste encore très présent dans la mémoire collective trégorroise, certains visiteurs évoquant avec émotion leur naissance à la maternité où des Augustines étaient sages-femmes, leurs années d’études à l’École ménagère ou la présence de grands-tantes religieuses  dans la tombe commune derrière l’Oratoire Saint-Pierre. La plupart des visiteurs exprimant leur questionnement et leur préoccupation sur l’avenir de ce lieu patrimonial exceptionnel de Tréguier.

En raison de des mesures-barrières et de l’exiguïté des lieux, les groupes étaient limités à 14 personnes. Les RV étaient donnés devant la porte du monastère rue de la Chalotais : samedi 19 à 8 h 45, 10 h et 11h 15 &  à 14 h 30, 15 h 45, 17 h ; dimanche 20 à  14 h 30, 15 h 45, 17 h

Constance, épouse d’Etienne Ymbert, de la ville de Tréguier, témoin 22, n’a jamais oublié l’épisode qu’elle raconte aux enquêteurs du Procès de canonisation de 1330 :

« J’ai vu un jour Dom Yves … revêtu d’une cotte, d’un surcot et d’une housse de couleur perse avec un chaperon du même tissu, à fourrures ; il était chaussé de bottes et il entrait dans l’Hôtel-Dieu ou Hôpital de Tréguier. Peu après je l’ai vu qui sortait de ce même hôpital sans chaperon, sans surcot ni housse et qui se hâtait nu pieds de gagner sa maison de Ker Martin, tenant un pan de son surcot sur sa tête en guise de capuchon. Ma mère et moi nous nous rendîmes alors à l’Hôtel-Dieu et découvrîmes que dom Yves avait donné son chaperon à un pauvre estropié, à un autre la fourrure de sa housse, et à un autre cette housse, et ses bottes à un autre pauvre aveugle. J’affirme que tout ce que je dis là je l’ai vu et que les pauvres en question me l’ont rapporté. »

Guillaume Pierre, vicaire perpétuel dans l’église de Tréguier, témoin 18 :

« Dom Yves visitait les malades retenus au lit par leurs maladies, qu’ils fussent pauvres ou riches. Il est venu me voir quand j’étais malade, et je l’ai vu bien des fois en visiter d’autres, tant à l’Hôtel-Dieu de Tréguier que dans les maisons particulières. »

Yves accompagne avec amour les malades jusqu’à leur dernier souffle et même jusqu’à leur sépulture.

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