La Parole de Dieu dans la paroisse de Tréguier : saint Yves était un lecteur assidu de la Parole de Dieu

Chaque semaine la paroisse Saint-Tugdual de Tréguier vous propose d’accueillir la Parole de Dieu et de suivre « la Parole au fil des jours. »

Cette semaine :

« Mettez la Parole en pratique,  ne vous contentez pas de l’écouter. »

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De la lettre de saint Jacques au chapitre 1 :

« Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes.  Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter :  ce serait vous faire illusion. » 

Saint Yves est un amoureux de la Parole de Dieu et il passe des nuits entières à la méditer :

Saint Yves était un lecteur assidu de la Parole de Dieu qu’il s’efforçait de mettre en pratique avec un zèle enflammé.

Le témoin 19 au procès de canonisation, frère Pierre, religieux, abbé du monastère de Bégard, ordre de Cîteaux, diocèse de Tréguier, âgé de 50 ans, rapporte : « Il était assidu à prier … Ayant vécu avec lui, comme je vous l’ai dit, je le sais. A cette époque-là quel que fût le jour, ou peu s’en fallait, il célébrait, lisait, étudiait dans le livre de la Sainte Écriture, écrivait aussi ses «Fleurs des Saints», et j’étais là moi aussi à écrire de mon côté. De cette façon, il travaillait toujours à quelque chose de bien. J’en ai été le témoin oculaire et auriculaire. Il me disait du reste souvent : «Travaille toujours à quelque chose de bien, de peur que le diable ne te trouve oisif». Et  le témoin 23, Guidomar de Kararien, paroissien de Louannec, au diocèse de Tréguier, âgé de 40 ans, ajoute :

« Il portait continuellement avec lui, disait-on, un livre appelé Bible. »

Il explique à son ami, le franciscain de Guingamp, témoin 29,  comment, au noviciat des Franciscains de saint Jacques à Rennes, il a été saisi par la Parole de Dieu :

« Quand j’étais malade, à Ker Martin, j’ai demandé en secret à dom Yves de me dire ce qui l’avait conduit à vivre comme cela, d’une façon rigoureuse et sainte. Il eut beaucoup de mal à me répondre : « J’étais l’official de l’Archidiacre de Rennes, et j’entendais commenter le Quatrième Livre des Sentences et parler sur la Bible dans la maison des Frères Mineurs. Les divines paroles que j’entendais m’ont amené à mépriser le monde et à rechercher les choses du ciel. La raison et la sensualité se livraient souvent en moi-même un grand combat. Et je suis resté ainsi à combattre pendant huit années ; c’est la neuvième année que ma raison a gagné sur ma sensualité ; et je me suis mis à prêcher dans mes bons habits. Mais la dixième année je me suis réglé sur la parfaite raison ; j’ai, pour l’amour de Dieu, donné mes bons habits ; et j’ai pris des habits, cotte avec manches longues et amples sans boutons, et surcot, assez longs et tout à fait convenables, d’une grossière étoffe blanche appelée burell, pour ramener les brebis du Seigneur à l’amour du Christ».

Yves, comme saint Antoine du désert ou saint Augustin avant lui, est rejoint par la Parole de Dieu, par « Dame Pauvreté » selon l’expression franciscaine.

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