Chers Témoins de Saint Yves,
Nous voici dans arrivés à la semaine Sainte : Ouvrons nos cœurs dans un silence de recueillement pour découvrir de quel amour Dieu nous a aimés.
« Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Jean, 13, 1
Pas de grand spectacle, rien que le silence pour goûter dans la solitude encore et encore cet amour qui se donne sans réserve et jusqu’au bout. Le sens de la passion du Christ, c’est l’Amour, cet Amour qui seul permet la foi et l’espérance, qui seul vainc la mort.
Laissons-nous racheter par son Amour. Jésus nous invite à rentrer dans cette alliance Nouvelle.
Cette semaine, nous conduit comme les années précédentes, vers la plénitude de cette alliance.
Aussi nous sommes invités à vivre le mystère pascal, le mystère de notre rédemption avec l’aide de Saint Yves en vivant avec Jésus sa passion, sa Résurrection jusqu’à son Ascension et même à la Pentecôte, au don de l’Esprit Saint.
Comme Témoin de Saint Yves, nous sommes appelés à vivre liturgiquement dans la foi de l’Eglise ce temps fort de la vie de Jésus mais aussi ce temps central pour notre foi chrétienne.
Elle est intense, cette semaine parce qu’elle nous fait passer de l’acclamation, de la jubilation de la foule qui reçoit Jésus comme le Fils de David à la condamnation de cette même foule réclamant la mort de Jésus.
On passe de l’exultation de la foule à la l’abaissement de Jésus qui va donner sa vie pour chacun de nous et ceci sur la croix. De cette mort, de cet échec apparent jaillit de nouveau une espérance plus profonde plus discrète plus juste plus définitive. Le tombeau sera vide.
Au cours de cette semaine « Ne restons pas au balcon de la vie, Jésus n’y est pas resté (pape François au JMJ» mais plongeons-nous dans l’arène pour suivre Jésus : Montons avec lui de Gethsémani jusqu’à la Résurrection.
Ce dimanche nous avons vécu les Rameaux et la Passion. D’abord les rameaux qui expriment l’entrée messianique du Christ à Jérusalem. « Hosanna, Ô Fils de David » Nous pouvons mettre les branches à nos crucifix en signe de notre foi en la vie éternelle, la vie en Dieu qui est plus forte que la mort. C’est la porte d’entrée qui est le déploiement de tout ce que nous vivrons au cours de cette semaine depuis l’acclamation de la foule jusqu’à son entrée au Ciel à la droite du Père.
Demain lundi Saint : Nous vivrons l’Evangile selon Saint Jean : l’onction à Béthanie. Marie répand sur le corps de Jésus sur ses pieds, un parfum très précieux.
« Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. » Jean 11,2
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » Jean 12, 5
« Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » Jean 12, 7
Pour moi, c’est le moment de me demander mon rapport au corps du Christ : Est-ce que je prends soins du corps du Christ notamment dans les pauvres « vous en aurez toujours.. »
Qu’est-ce que je peux faire pendant cette semaine sainte pour ceux qui m’entourent, pour ceux que je croise dans la rue et ceux et celles vers qui le Seigneur m’envoie ?
Mardi Saint, dans l’évangile de Saint Jean, nous pouvons suivre Jésus au Cénacle avec les figures de Judas et de Pierre, qui tous les deux vont trahir Jésus : Celui qui va trahir Jésus pour de l’argent et celui qui va trahir Le par peur.
On approche de la Passion du Christ. Ce jour-là, la liturgie se concentre sur Jésus annonçant la trahison de Judas et le déni de Pierre.
Judas va trahir Jésus pour 30 deniers. Judas a le cœur double. Il fait comme si il était en communion avec Jésus, alors qu’il était déjà entré dans la trahison, c’est pourquoi il laisse prise au diviseur, au tentateur.
C’est alors l’occasion de demander pardon à Dieu chaque fois que j’ai eu le cœur double.
Demandons simplement pardon. Jésus guérir les duplicités de nos cœurs et nous unifier afin de trouver refuge dans son Cœur pour mieux aimer nos frères comme il nous aime.
Pierre va renier Jésus par peur, par présomption : Il se croit plus fort et va tomber. Qu’en est-il de mon humilité à moi ? Est-ce que je compte sur mes forces ?
Jésus désire répandre sa miséricorde sur moi. Si je n’ai pas encore expérimenté pendant le carême, c’est l’occasion de prendre rendez-vous avec un prêtre et goûter à la joie d’être sauvé en me laissant me relever par Dieu au cours du sacrement de réconciliation.
Le mardi nous sommes invités à nous retrouver autour de notre Père Evêque à Saint Brieuc avec tous les prêtres de notre diocèse : C’est la Messe Chrismale : Quelle grâce de bénir Dieu pour nos pasteurs et de prier pour eux. A cette occasion, le Père Evêque bénira au cours de cette liturgie les saintes huiles dont le saint chrême qui sert au baptême, à confirmation et au sacrement de l’ordre , pour les malades et des cathéchumènes
Les prêtres et les diacres sont invités à renouveler leur promesse ; nous sommes aussi invités à le faire lors de la vigile pascale. C’est une bénédiction.
Mercredi Saint nous continuons à entendre l’évangile nous relater le comportement de Judas.
C’est le drame du jeudi et du vendredi qui se noue déjà. Tout en étant baptisés, nous sommes invités à la vigilance. C’est l’occasion de renouveler notre adhésion à la victoire de Dieu qui nous a déjà sauvés.
Supplions Jésus afin qu’il fasse de nous des disciples fidèles. Laissons nous, nous « habiller » par l’Esprit Saint avec armes du combat spirituel.
C’est aussi le moment de nous préparer au triduum, aux 3 jours suivants qui vont nous conduire vers Pâques. C’est l’occasion de discerner avec l’Esprit Saint comment nous voudrions vivre Pâques : personnellement, avec nos familles, avec la paroisse. Prenons un moment pour présenter ce triduum au Seigneur et demander de le vivre vraiment avec Lui d’une façon nouvelle avec un cœur plus disponible encore que l’an dernier.
Le Jeudi saint c’est l’institution de l’Eucharistie : Un Amour fou du Christ. C’est aussi la fête de nos prêtres. Pensons à nos prêtres, à leur envoyer un petit message fraternel.
On y fait mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. La messe du Jeudi saint fait aussi référence au lavement des pieds. Un exemple que Dieu nous donne pour nous aimer concrètement les uns les autres. Je prie l’Esprit Saint pour qu’il me montre à qui je pourrais « laver » les pieds. En effet, lorsqu’on lave les pieds de quelqu’un, on s’abaisse devant lui et ce geste d’humilité peut être interprété comme un témoignage d’amour. Très souvent, le célébrant reproduit cela au cours de la célébration.
À la fin de la messe, le Saint-Sacrement est porté en procession jusqu’à un lieu appelé le reposoir. Ceux qui le souhaitent sont invités à venir y prier en silence pour s’associer à l’agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. Une façon de veiller avec lui dans la nuit. On peut également lire à voix haute les dernières paroles du Christ à ses disciples (Jean 13,31 – 17,26). On ôte nappes et ornements de l’église et on voile croix et statues. A partir de là, les cloches se taisent jusqu’à Pâques.
Comme Témoins de Saint Yves, nous sommes invités si nous le pouvons, à nous retrouver tous ensemble le vendredi 18 avril de 6h à 8h : Ce sera un beau signe d’unité.
Vendredi saint c’est le grand jour où Jésus donne sa vie : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime »
Contemplons la croix, participons à l’office de la croix
Le samedi saint, on est déjà tourné vers la joie. Contemplons ce jour-là Marie. Tournons nous vers elle. Nous pouvons dire notre chapelet et nous consacrer à elle à la suite de Saint Yves.
Dimanche de Pâques le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! La journée de Pâques est joyeuse et la liturgie en est l’image vivante.
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En union de prières avec Saint Yves, ses Témoins, et les fidèles qui marchent dans ses pas.