Confrérie des témoins de saint Yves : récollection Avent 2020 (4/5) 4ème semaine de l’Avent : N comme « Nazareth »

L’Évangile de ce 4ème dimanche de l’Avent nous fait assister à la réalisation d’un « mystère gardé depuis toujours dans le silence » selon les mots de saint Paul aux Romains. Nous nous sentons presque indiscrets, nous sommes à Nazareth, première surprise de Dieu, comme l’on disait à l’époque – rappelez-vous les mots de Nathanaël/Barthélémy – « de Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 1 46). 2nde surprise, Dieu a choisi une jeune fille inconnue, ordinaire, Marie ; elle rêve de se consacrer entièrement à Dieu et voilà que l’Ange lui demande de devenir Mère. Enfin 3ème surprise, l’ange Gabriel lui annonce :  « voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » La Vierge Marie s’abandonne aux imprévus de Dieu, avec foi et confiance, deux mots qui ont le même racine.

Laissons-nous surprendre par Dieu, n’essayons pas de faire entrer Dieu dans nos plans, dans nos cases. C’est à nous d’accepter Son Plan d’Amour sur nos vies pour trouver la vraie joie et la paix de Noël.

Relisons à cette lumière les textes de ce 4ème dimanche de l’Avent :

Lecture du 2ème livre de Samuel 7 :  « La Parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : … Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? … Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison … Je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. Moi, je serai pour lui un père et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi. »

Psaume 88 (89) : « J’établirai ta dynastie pour toujours … » Il me dira : « Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (16) « Jésus Christ : révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1 « L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.  Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? »L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. »

Le dimanche 5 janvier 1964, le pape Paul VI était à Nazareth où il prononce un discours mémorable.

http://www.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1964/documents/hf_p-vi_spe_19640105_nazareth.html

« Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus: l’école de l’Évangile. Ici on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. » Dans cette école on reçoit plusieurs leçons.

« Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations… » « Je garde mon âme égale et silencieuse » (Ps 130,2) Dieu parle dans le silence,  dans la brise légère.

En ce temps de Noël, prions N.D. du silence :  http://www.sjsh.org/13-priere-notre-dame-du-silence.html

Un chant : Humblement dans le silence : https://youtu.be/c2PFVpnyQaY

Le 10 décembre nous fêtions la Translation de la Sainte Maison de Marie à Lorette (Italie, 1294).

http://En Italie, Notre-Dame de Lorette (mariedenazareth.com)

http://Témoignage de Thérèse de l’Enfant Jésus (mariedenazareth.com)

Vitrail de Moncontour : saint Yves prend soin des pauvres dans son hôtellerie de Kermartin

Saint Yves fait construire dans le domaine familial une maison pour accueillir les pauvres et le pèlerins.

Geoffroy Jubiter (témoin 30) , recteur de l’église de Trédrez, explique : « Dom Yves fit construire à Ker Martin dans le domaine paternel une maison pour les pauvres, et il les recevait là, refaisant leurs forces grâce aux biens que Dieu lui donnait. J’étais avec lui quand il faisait faire cette maison, et je voyais tout cela. Plus d’une fois et particulièrement en hiver, il lui est arrivé d’acheter des étoffes, dont il habillait les pauvres du Christ. J’ai transporté moi-même ces étoffes chez dom Yves, et je suis allé avec lui bien des fois donner aux pauvres leur part de vêtements. »

Amicia (témoin 41), fille de Panthonada, veuve de Rivallon le Jongleur, de la paroisse de Priziac, ajoute :  « Dans son «hôtellerie» il pourvoyait à l’hébergement de ceux qui le voulaient et au coucher de ceux qui cherchaient un lit. Il mangeait et buvait au milieu des plus maléficiés et des plus difformes, qu’il faisait asseoir près de lui. »

 

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