Dans un mois nous fêtons saint Yves : témoignage de Daniel, webmaster du site du FSY

Chers amis

Je suis le Webmaster du site du Fonds Saint Yves et je rédige une newsletter – « Appel à témoins » – tous les 15 jours, l’une des rubriques est un témoignage. Songeant à la parution du 13 mai, à quelques jours de la Saint-Yves, je lisais les « Actus de la Communauté de l’Emmanuel » et les deux témoignages sur les sessions de Paray-Le-Monial.

Je regarde le témoignage de Raphaël, look écolo converti … Et là surprise ! Parmi les centaines de témoignages sur Paray-Le-Monial, je suis tombé sur celui d’un avocat … et qui parle même de la BD sur saint Yves (à la 5ème minute) … Peut-on encore parler de hasard ? Peut-on refuser d’entendre le murmure léger du souffle de l’Esprit Saint qui se manifeste en nos vies quotidiennes ?

https://youtu.be/sBMcX8JETn4?list=RDCMUCMdospbQFqP0lweF3oEjdFQ

En ce temps pascal où nous entendons, dans la liturgie, la lecture des Actes des Apôtres marqués par les signes nombreux donnés par l’Esprit Saint, le témoignage de Raphaël nous montre de façon étonnamment précise comment le Seigneur nous rejoint dans nos questionnements en Sa Parole.

Raphaël a été encouragé à persévérer dans sa profession d’avocat et à y porter les valeurs chrétiennes. Relisez le psaume 118, c’est un vrai programme professionnel et spirituel pour un avocat :

https://www.aelf.org/bible/Ps/118

« Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur. Guide-moi sur la voie de tes volontés, là, je me plais. Incline mon cœur vers tes exigences, non pas vers le profit. Détourne mes yeux des idoles : que tes chemins me fassent vivre. Pour ton serviteur accomplis ta promesse qui nous fera t’adorer. » (Psaume 118,  v.33-38)

 Saint Yves saisi par la Parole de Dieu :

 À Rennes, saint Yves a vécu une expérience spirituelle forte, véritable conversion personnelle qui va renouveler sa vie et sa façon d’être.

Yves fréquentait à Paris le cloître franciscain des Cordeliers. Il y avait découvert François, le Pauvre d’Assise, mort en 1226. « Dame pauvreté » rejoint alors Yves. La vie de François avait été écrite par Bonaventure dont Yves suivit en 1267 les conférences alors qu’il était devenu le supérieur des Mineurs. Yves entend encore sa voix. Le célèbre franciscain enseignait que tout itinéraire spirituel progresse par purifications et illuminations successives de plus en plus intenses. Avec les leçons rigoureuses du dominicain Thomas d’Aquin, la spiritualité franciscaine marqua sa jeune vie.

À Rennes Yves fréquente l’hospice franciscain de Saint-Jacques créé en 1230. C’est là qu’il va vivre une de ces illuminations qu’évoque Bonaventure. Le père Raoul y est son directeur spirituel. Dans un climat serein et joyeux il suit les cours des novices franciscains sur l’Écriture et le livre IV des Sentences, compilation théologique de Pierre le Lombard, une théologie centrée sur le Verbe incarné, éclairée par l’Écriture. Yves s’imprègne d’une lecture de la Parole où le savant se fait petit enfant. La Bible est pour Bonaventure un don de Dieu à accueillir « en fléchissant les genoux de notre cœur. » C’est l’attitude d’Yves durant ses longues veilles.

Écoutons le récit précieux du Témoin 29, Frère Guidomar Maurel, franciscain de Guingamp, il est sans doute l’un des plus proche amis de saint Yves  :

« Quand j’étais malade, à Ker Martin, j’ai demandé en secret à dom Yves de me dire ce qui l’avait conduit à vivre comme cela, d’une façon rigoureuse et sainte. Il eut beaucoup de mal à me répondre : « J’étais l’official de l’Archidiacre de Rennes, et j’entendais commenter le Quatrième Livre des Sentences et parler sur la Bible dans la maison des Frères Mineurs. Les divines paroles que j’entendais m’ont amené à mépriser le monde et à rechercher les choses du ciel. La raison et la sensualité se livraient souvent en moi-même un grand combat. Et je suis resté ainsi à combattre pendant huit années ; c’est la neuvième année que ma raison a gagné sur ma sensualité ; et je me suis mis à prêcher dans mes bons habits. Mais la dixième année je me suis réglé sur la parfaite raison ; j’ai, pour l’amour de Dieu, donné mes bons habits ; et j’ai pris des habits, cotte avec manches longues et amples sans boutons, et surcot, assez longs et tout à fait convenables, d’une grossière étoffe blanche appelée burell, pour ramener les brebis du Seigneur à l’amour du Christ».

 

Yves est saisi, c’est l’expérience d’Antoine du désert saisi par la Parole : « viens, suis-moi, tu auras un trésor dans les cieux » en entrant dans une église, ou celle d’Augustin qui ouvre la Bible, lit le premier passage qui tombe sous ses yeux et accueille en son cœur « une lumière rassurante » qui dissipe « toutes les ténèbres de l’incertitude.» Yves le dit tout net, les divines paroles entendues « m’ont amené à mépriser le monde (les mondanités dirait aujourd’hui le pape François) et à rechercher les choses du ciel»

Le combat du dépouillement débute, il est rude et dure dix années. L’étape finale de ce « chemin de Damas » se situe en 1287/1288. Il est recteur de Trédrez, le signe extérieur en est la tenue. Au riche manteau d’official il substitue définitivement la robe de bure.

 

N’hésitez pas à diffuser cet article à vos amis avocats.

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Daniel Giacobi administrateur du FSY et webmaster du site du FSY

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