RETRAITE DE CARÊME DU FONDS SAINT-YVES – MÉDITATION 3 – 2ème dimanche de Carême – 28 février 2021

LA PAROLE DE DIEU

 

Lecture du Livre de la Genèse (Gn 22) : « Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »   Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne » … Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »  L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »  Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils»

Lettre de saint Paul aux Romains (Rm 8) : « Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste : alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous

Antienne de l’Évangile (Mt 17, 5): « La voix du Père a retenti : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »

Évangile de saint Marc  (Mc 9) : « Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.  Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre :        « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »  Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne.»

LE FIL ROUGE

 

Chers amis de saint Yves, nous expérimentons depuis le Mercredi des Cendres la tendre invitation du Père à entrer plus profondément dans l’Alliance qu’Il établit avec l’homme, avec chacun et chacune de nous sans considérer nos pauvretés et nos limites. Répondre à cette invitation, cela veut dire accueillir le plan de Dieu pour l’humanité et pour nous en particulier. Cet accueil implique que nous soyons prêts, parfois, à ne pas comprendre tout de suite le plan de Dieu révélé plus tard ; la démarche d’accueil suppose donc aussi celles de la confiance et de l’abandon confiant. Vendredi 26 le Seigneur nous parlait par la bouche du prophète Ézékiel : « Vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? »

 

NOTRE CARÊME AVEC SAINT JOSEPH

 

Dans sa Lettre apostolique « Patris Corde » – Avec un cœur de père – le pape François dégage 7 traits de saint Joseph, le 4ème est Père dans l’accueil:

« Joseph accueille Marie sans fixer de conditions préalables. Il se fie aux paroles de l’Ange … Joseph opte pour la dignité et la vie de Marie. Bien des fois, des évènements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille … La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille … Joseph n’est pas un homme résigné. Il est courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force du Saint Esprit se manifeste dans notre vie … et nous donne la force d’accueillir la vie telle qu’elle est… La venue de Jésus parmi nous est un don du Père pour que chacun se réconcilie avec la chair de sa propre histoire, même quand il ne la comprend pas complètement. Ce que Dieu a dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20), il le répète à nous aussi : « N’ayez pas peur » … La réalité … est porteuse d’un sens de l’existence avec ses lumières et ses ombres. La foi que nous a enseignée le Christ est celle que nous voyons en saint Joseph qui ne cherche pas de raccourcis mais affronte ce qui lui arrive, en assumant personnellement la responsabilité. L’accueil de Joseph nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles parce que Dieu choisit ce qui est faible. Il est « père des orphelins, justicier des veuves » (Ps 68, 6)

LA SAINTE FAMILLE

 

Dans la vie de la Sainte Famille l’épisode des mages éclaire la dimension de l’accueil : les mages accueillent l’inattendu, accueillent les propositions, accueillent le roi cherché dans un nouveau-né ordinaire, accueillent le message de l’ange.

Évangile selon saint Matthieu au chapitre 2 (1-15)

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant Lui. » Apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.  Il réunit les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem … de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.»

 

LA VIE DE SAINT YVES NOUS REJOINT

Saint Yves a un sens profond de l’accueil, tous les témoins attestent qu’il accueillait en souriant riches et pauvres ; il avait fait construire dans son domaine de Kermartin un lieu d’accueil pour les pauvres et les pèlerins, chaque jour il venait là pour les rencontrer, les nourrir et les servir. En tous ceux qu’il accueille saint Yves reconnaît Son Seigneur, reconnaît le visage de Jésus.

Yves Suet, clerc de La Roche-Derrien, témoin 13,  qui fut étudiant à Paris avec Yves fait ce récit :

« Une fois j’ai vu Dom Yves donner aux pauvres une fournée entière de pain.

 Ce jour-là, par la suite, j’étais à table avec lui à Ker Martin, dans sa maison, quand arriva un pauvre d’une laideur extrême et misérablement vêtu. En ma présence dom Yves le fit asseoir en face de lui et manger avec lui dans la même écuelle.

Tandis que le pauvre se tenait près de la porte de la maison, il se tourna vers dom Yves et vers moi et nous dit en breton : «Kenavo. Ra vezo an Aotrou ganeoc’h ! » (Adieu. Que le Seigneur soit avec vous !). Cela dit, le pauvre apparut à dom Yves beau et vêtu d’un habit blanc, comme dom Yves me le rapporta aussitôt. Il me dit que celui qui était arrivé très laid s’en allait beau et que la maison resplendissait de la clarté de son habit. A dater de ce jour, dom Yves ne mangea pas à cette table, mais après le départ du pauvre il se mit à verser des larmes et dit : «Maintenant je sais qu’un envoyé de Nôtre-Seigneur est venu me visiter».

 

LE FORUM DU FONDS SAINT-YVES (Participation facultative.)

RÉPONSES à intercsaintyves@gmail.com POUR DIMANCHE 28 FÉVRIER à 20H (Forum publié lundi).

1°) Comment l’Esprit Saint me rejoint-il à travers cette 3ème méditation ? Qu’est-ce qui me touche ? M’interpelle ?

2°) Suis-je prêt(e) à accueillir avec confiance le plan d’Amour de Dieu sur moi ?

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